Petit lexique à l'usage des néophytes en matière de Vol à Voile
mise à jour le 6/08/2019


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Ascendance:
zone ou l'air monte plus vite que le planeur ne descend.  Souvent balisée par petit nuage en son sommet, mais pas toujours.

            synonymes: pompe, thermique.

 

AF aérofreins (argot: soupapes). La finesse d'un planeur est telle que sans ces plaquettes que l'on sort des ailes pour freiner et détériorer l'angle de vol plané, la précision d'atterrissage serait très aléatoire.

 

Badin: instrument de mesure de la vitesse du planeur par rapport à l'air. 

Un badin dans le comma se dit d'une vitesse insuffisante, situation non souhaitable, surtout au ras du sol.

 

Bleu pétard: ce dit d'un ciel ne comportant aucun signe d'ascendance.

 

Branche (de circuit) se dit d'un segment de circuit entre deux points de virages

 

Cheminement: On se déplace rarement en ligne droite en planeur. On chemine d'une zone ascendante à une autre.

 

Cheval de bois: se dit d'un virage sérré au sol lors du roulage. Peut détériorer voire casser le planeur

 

Cirrus: ces nuages d'altitude voilent le soleil, absorbent l'énergie nécessaire à la formation des thermiques. On n'aime pas.

 

Cumulus. joli petit nuage décoratif, trahissant la présence de l'ascendance qui lui donne naissance. On aime.

 

Cunimbe: Cumulonimbus, roi des nuages, synonyme d'orage. A fuir.

 

Circuit: vol de distance se terminant sur l'aérodrome de départ. En France un circuit homologable comporte un point de départ, 3 points de virage et un point d'arrivée. Rien n'empêche d'en faire plus, mais le rab ne sera pas décompté dans le système de comptage en ligne "netcoupe". Un circuit peut être "libre"; on va où les conditions le permettent et on rentre, ou "but fixé", les points de virages doivent être déclarés à l'avance.


Danse avec les nuages: se dit d'un vol en confluence ou en onde lorsqu'il y a plusieurs niveaux de base des nuages.  On monte le long d'un mur nuage en perpétuel mouvement en ajustant sans cesse la trajectoire pour ne pas rentrer dans la couche

Décollage:
Peut se faire derrière un avion (remorquage) ou avec un treuil (Treuillage)

 

Décrochage: à basse vitesse, la pression de l'air sous les ailes devient insuffisante. Le planeur plonge. Il reprend alors de nouveau de la vitesse, ouf. Mais si on est au ras des cailloux, danger.


Dégueulante:
Une ascendance monte, une descendance est baptisée dégueulante. Vous n'entendrez jamais un vélivole parler de descendance. Si la dégueulante est sérieuse, il parlera de gamelle.

 

Dépannage: on démonte le planeur, et on le ramène dans sa remorque dédiée, par la route.

 

Dynamique. Si la masse d'air se déplace, et vient heurter un obstacle, colline, montagne, elle est poussée vers le haut, formant un ressaut.

Essuie-glace. (faire l'essuie glace)
Se dit d'une trajectoire en aller retour dans l'axe de la chaîne pyrénéenne. Permet de faire une branche de circuit sans s'éloigner trop loin du terrain de retour.

 

Finesse: rapport entre altitude et distance parcourable. Un planeur ayant une finesse 30, peut planer 30 Km s'il est à 1 Km d'altitude. La théorie est en pratique mise à mal par vent de face, pluie, longue zone descendante.


Fous-Furieux: terme amical apparu dans les années 1990-2000 à Campolara pour désigner les pilotes qui alignaient leur planeur en premier pour profiter un maximum de la journée. Il décollaient dès que possible et fulminaient contre le pilote du remorqueur si celui ci n'était pas dans son avion à l'apparition du 1er cumulus. Par extension s'est appliqué aux circuiteurs qui ne manqueraient pas une journée vélivole, et regrettent de n'avoir point viré plus loin, 10 mn après avoir fait demi tour au 1er point de virage.


Gamelle:
se dit d'une partie du vol trop descendante au goût du pilote voir dégueulante.


Lâcher:
1er vol sur un planeur d'un type donné. On parle de lâcher machine.


Largage: Lorsque l'attelage  a atteint une zone favorable, le pilote du planeur tire sur une poignée jaune provoquant le largage du câble. Si le décollage se fait au treuil, le largage est automatique.

 

Laminaire: à partir d'une certaine altitude, l'écoulement de l'air ne subit plus de turbulences liées au thermiques. Il devient laminaire.

 

Lenticulaire. Souvent immobile dans le ciel, il balise un ressaut dans lequel la masse d'air peut se déplacer à une vitesse élevée. Condensation au vent, vaporisation sous le vent: le nuage est immobile, mais pas les particules qui le forment. L'écoulement de l'air est alors laminaire.

 

Manche (manche à balai). Commande permettant de piloter le planeur: mise en virage et angle de plané. Si on incline le manche ça agit sur les ailerons, ces pièces mobiles en bout d'aile, à gauche on tourne à gauche, à droite on tourne à droite. Si on incline le manche vers soi cela agit sur le plan horizontal situé dans la queue (la profondeur), le planeur va ralentir et monter (s'il a de la réserve de vitesse, et ça ne durera pas) si on le pousse il va accélérer. "Manche au tableau" il va aller vite. "Manche au ventre" il finira par décrocher. Le manche se manipule en coordonnant avec les palonniers, si on veut que le virage soit bien symétrique. Sinon, le planeur vol en travers, ce n'est pas bon pour ses performances.

 

Météo Fumante. Se dit de conditions très favorables au vol à voile

 

 

Onde: la succession de reliefs perpendiculaires à la direction du vent peut déclencher en altitude de grandes zones ascendantes et descendantes qui s'alignent sur les reliefs déclencheur. On parle de ressauts. Ces ressauts peuvent se propager très haut en altitude. La présence de nuages lenticulaire balise souvent un ressaut. La longueur d'onde du phénomène varie selon la configuration topographique (c'est souvent un reflet dans le ciel de la topo du sol) la vitesse du vent et sa direction.

 

 

Palonniers:  Pédales se manipulant avec les pieds. Elle agissent sur un plan vertical mobile de la queue, la gouverne de direction. Certains planeurs se pilotent plus au manche qu'aux palonniers, pour d'autres c'est l'inverse. On coordonne (conjugue) l'action sur les palonniers et le manche pour maintenir un vol symétrique.

 

Planeur: avion sans moteur. Un planeur est mono ou bi place. Plus relève de l'histoire (Cf. débarquement de Normandie en 1944)

 

Plafond: base des nuages (plafond technique) ou base d'une zone interdite aux planeurs (plafond légal)

 

Pompe: Voire ascendances. "Enrouler une pompe" signifie qu'on se met en vol circulaire, ou plutôt en spirale, car cela monte.

 

Remorquage: Un planeur ne peut se mettre en l'air par ses propres moyens: il n'a pas de moteur. Il est alors remorqué par un avion auquel il est fixé par un câble. C'est le pilote du planeur qui décide le larguer le câble

 

Exception: certains planeurs sont équipés de moteurs permettant au pire de limiter la chute, au mieux de décoller. Ce moteur est généralement escamotable dans le fuselage, ce qui les rend difficile à différentier en vol d'un planeur pur.


Rotor,  Nuages rotoroïdes:
nuage dont le mouvement apparent est circulaire dans un plan vertical. Au vent ils montent, sous le vent, ça redescend. Typique des régions montagneuses, ils sont en dessous de la zone laminaire du système ondulatoire

Seuil de piste: extrémité de la piste. Il est peint de chiffres indiquant sont orientation.

Le seuil 25 est le coté faisant face au cap 250. Presque Ouest.

 

Starter: responsable des départs en piste.

 

Taxiway: voie d'accès à la piste d'envol et d'atterrissage

 

Thermique: Au sol c'est un petit tourbillon qui fait voler la poussière. L'air chauffé par le rayonnement solaire s'élève, en une colonne d'air chaud au sommet de laquelle apparait un nuage de condensation, si l'air est suffisamment humide. S'il n'y pas de nuage au sommet, on parle de thermique pur.

 

Train (d'atterrissage)  Fixe ou escamotable. Si escamotable, il vaut mieux ne pas oublier de le sortir avant de se poser.

 

Treuil: Un gros tambour sur le quel s'enroule un câble en kevlar long comme la piste d'envol. La vitesse d'enroulage est telle que, tel un cerf-volant attaché à sa ficelle, le planeur monte, jusqu'à ce que l'angle du câble soit tel qu'il se largue. L'altitude atteinte, selon le vent de face et la longueur de câble va de 300 à 500 mètres sol, en moins d'une minute. Suffisant pour trouver une ascendance et rester en l'air voire voyager ensuite. Economique, bien adapté au vol en plaine, le treuil ne permet pas d'atteindre des zones de largage lointaine. C'est le cas en montagne par exemple.

 
Trottoir (faire le trottoir). Le trottoir est un nuage lenticulaire d'altitude continu qui s'installe sur la chaîne par vent de sud coté Français,  par vent de Nord
coté espagnol. Une fois le planeur installé en vol à la bordure au vent du trottoir, le vol devient facile. Il suffit d'y rester, on parcourt ainsi de très grandes distance de manière assez facile avec un vario positif. Certains météorologues ont donné un nom savant à un type de nuage appartenant à cette catégorie, mais il est imprononçable car originaire d'un massif montagneux lointain où l'on parle une langue inconnue sur le piémont pyrénéen. On préfère parler de trottoir.

Trou de souris: surnom donné au Col d'Anisclo entre mont Perdu et Sierra de Secus emballés dans la couche. Se passe en aller simple entre deux masses d'air aux caractéristiques et niveaux de condensation différents. Il faut donc être certain que ce sera bon de l'autre coté avant de plonger dans le trou.

 Vache: (argot: aller au tas) En l'absence d'ascendance, le planeur descend inexorablement. Son pilote doit donc se poser ailleurs que sur son terrain d'origine, voire dans une prairie. En montagne, les terrains vachables sont rares. Il faut donc s'assurer que l'on pourra en rejoindre un. Une vache entraîne un dépannage. Le vélivole pyrénéen ne dit pas aller aux moutons. Il pourrait.

 

Vache aéro: Le pilote a pu se poser sur un autre terrain d'où il pourra redécoller derrière un avion remorqueur.

 

Vario: abréviation de variomètre. Instrument de mesure de la vitesse verticale, exprimée en mètre par seconde. "putain on a + 5" est un cri de joie, car c'est une valeur élevée.

 

Vol local. Depuis une altitude donnée, un planeur peut voler jusqu'à une certaine distance. Le pilote qui déclare être en local de tel terrain a calculé qu'il pourrait, depuis sa position l'atteindre sans problème. Si les conditions se dégradent trop, le pilote perd le local. Pas bon.

 

Vol de distance: Comme son nom l'indique le planeur parcourt une longue distance passant par des points de virage. Il quitte le local de son terrain de rattachement.

 

Volets de courbure: comme sur les gros avions, certains planeurs disposent de volets permettant de modifier les performances, avec des crans adaptés aux différentes plages de vitesse: très vite on rentre les volets, très lentement on les sort. Il y a même un cran L comme "Lentement" ou "Landing" que l'on sort pour se poser.

 

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